Maryam Ahmed tient son téléphone portable affichant une photo de son fils, dont la mort a été liée au fentanyl, chez elle à Minneapolis.
Par Rych Banzouzi
5 min
Assise dans le salon de sa maison à Minneapolis, Maryam, 57 ans, serre contre elle une pile de documents au nom de son fils. Ce sont les derniers vestiges matériels d'une vie brutalement interrompue par la crise du fentanyl qui frappe le Minnesota.
Sur ses genoux sont soigneusement rangés sa déclaration fiscale, son rapport d'autopsie et d'autres documents administratifs qu'elle dit incapable de jeter. Huit ans après sa disparition, elle continue de préserver chaque trace de son dernier-né, mort en 2019 à l'âge de 21 ans.
Réfugiée somalienne arrivée aux États-Unis il y a plus de trente ans pour échapper à la guerre civile, Maryam Said pensait avoir laissé la violence derrière elle. Elle dit avoir découvert une autre tragédie.
« Je suis venue aux États-Unis en quête de paix, mais je ne l'ai jamais trouvée », confie-t-elle.
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Pub. le 04/07/2026 19:02
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